Réponse courte
Au 29 juillet 2026, la France a recouvré son statut indemne d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) chez les volailles depuis le 30 juin 2026 — auto-déclaration validée et publiée par l'OMSA en juillet. Le niveau de risque national est négligeable depuis le 3 juin. Pour le jardin : plus de confinement généralisé, mais la biosécurité permanente reste obligatoire. À vérifier localement s'il y a un arrêté préfectoral.
Valable en France
Cadre France métropolitaine (et outre-mer selon la déclaration OMSA). Les niveaux de risque et les zones évoluent : consultez agriculture.gouv.fr et votre préfecture. Ce n'est pas un feu vert pour baisser la garde.
1. L'actu du 29 juillet : la France est de nouveau indemne
La saison influenza (août 2025 → fin juillet 2026) se referme aujourd'hui sur une info importante pour toute la filière — et pour vos poules de jardin.
La France a envoyé à l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) une auto-déclaration de recouvrement du statut indemne d'IAHP chez les volailles. Date de début de validité : 30 juin 2026. Cette déclaration a été validée et publiée en juillet 2026 (relayée notamment par les Chambres d'agriculture).
En parallèle, depuis le 3 juin 2026, le niveau de risque épizootique national est passé à « négligeable » (arrêté du 22 mai 2026). C'est le niveau le plus bas des trois : négligeable / modéré / élevé.
Autrement dit : la France peut à nouveau se présenter comme indemne sur le plan international — un signal fort pour les échanges et pour la filière œufs / volailles. Pour le particulier, ça se traduit surtout par la levée des contraintes générales de confinement liées au niveau de risque… sous réserve du local.
2. Bilan de la saison 2025-2026 (chiffres officiels)
Selon le point du ministère de l'Agriculture (au 11 juin 2026), pour la saison août 2025–fin juillet 2026 :
| Type | Foyers recensés |
|---|---|
| Élevages commerciaux | 125 foyers |
| Basses-cours / oiseaux captifs | 31 foyers |
Des départements comme le Pas-de-Calais, la Vendée, la Loire-Atlantique, la Dordogne ou encore la Gironde (basses-cours) ont été cités. Le dernier foyer de la vague printanière a été confirmé fin mai 2026 (Dordogne), avant le retour au statut indemne.
Comparé à des saisons plus lourdes, 2025-2026 a été mieux maîtrisée grâce à la biosécurité renforcée et à la vaccination des canards — mais ce n'est pas « zéro risque pour toujours ». Les migrations d'automne peuvent tout faire repartir.
3. Ce que ça change pour votre poulailler
Voici la traduction concrète pour un élevage familial en France, au 29 juillet 2026 :
- Confinement généralisé : plus imposé au titre du niveau de risque national « négligeable »
- Parcours extérieur : à nouveau possible en l'absence d'arrêté local
- Zone de protection / surveillance : si un foyer apparaît près de chez vous, l'arrêté préfectoral reprend la main (mise à l'abri, mouvements limités)
- Achats / livraisons de poules : plus souples hors zones réglementées — La Bonne Poule s'adapte toujours aux règles en vigueur
- Œufs et viande : aucun risque pour l'homme (rappel officiel du ministère)
Pour le détail du zonage et des réflexes, on a déjà le guide grippe aviaire 2026 — cet article est l'actu de fin de saison, pas le manuel complet.
4. Biosécurité : ce qui ne disparaît pas
Le piège classique : « risque négligeable = je ne fais plus rien ». Faux.
Le ministère le rappelle : les mesures de biosécurité permanentes s'appliquent toujours, pour les pros comme pour les particuliers. Le niveau de risque ne change que les mesures renforcées (confinement généralisé, etc.).
En pratique, au jardin :
- Limiter le contact avec l'avifaune sauvage (filets, mangeoires à l'abri)
- Chaussures / tenue dédiées au poulailler
- Eau et aliment propres, rats sous contrôle
- Quarantaine si vous introduisez de nouvelles poules
- Surveiller mortalité anormale, prostration, signes nerveux
On détaille tout ça dans biosécurité au poulailler et dans l'Académie — biosécurité & influenza.
5. Ce qu'il faut faire / éviter
À faire :
- Vérifier le niveau de risque sur agriculture.gouv.fr (il peut remonter)
- Consulter la carte PIGMA / les arrêtés de votre département
- Garder la biosécurité de base même en risque négligeable
- Profiter du parcours extérieur pour le bien-être… avec filet anti-prédateurs
À éviter :
- Croire que « indemne = plus jamais de grippe aviaire »
- Ignorer un arrêté local parce que le niveau national est bas
- Mélanger de nouvelles poules sans quarantaine
- Manipuler un oiseau malade sans protection, ni alerter
6. Quand alerter un vétérinaire ou la DDPP
Ne pas faire sans vétérinaire / DDPP si vous observez :
- Mortalité brutale ou anormale
- Prostration, crête bleutée, difficultés respiratoires
- Signes nerveux (torticolis, troubles de l'équilibre)
- Suspicion de contact avec oiseaux sauvages morts
En Gironde : trouver un vétérinaire poules. La déclaration de détention et le cadre légal restent ceux de l'Académie — réglementation France.
En résumé
Au 29 juillet 2026, l'actu poules du jour, c'est une bonne nouvelle sanitaire : la France est de nouveau indemne d'IAHP chez les volailles (statut OMSA au 30 juin), avec un risque national négligeable depuis le 3 juin. Pour vous : parcours possible, confinement généralisé levé — mais biosécurité permanente et vigilance locale. La prochaine saison peut recommencer dès l'automne.
Sources & revue : Ministère de l'Agriculture (situation IAHP, risque négligeable depuis le 3 juin 2026) ; auto-déclaration OMSA France (statut indemne au 30 juin 2026, publication juillet 2026) ; Chambres d'agriculture (relais juillet 2026). Dernière revue : 29 juillet 2026. Les niveaux de risque évoluent — vérifiez les sources officielles.